Balles neuves…

Terre battue. Chaussures rougies par la course. Glissades et amorties. Lob, demi-tour et passement de jambe. Yannick Noah. Henri Leconte. Guy Forget. Mansour Bahrami. Quatre légendes. Trois mousquetaires. Deux adversaires. Un combat pour le fun. Ces quatre légendes-là ont quitté l’actualité de l’ATP depuis longtemps, mais cela ne les empêche pas de taper la balle, de temps à autre. Tandis qu’aujourd’hui, on ne jure plus que par les Federer, les Djokovic, les Nadal, eux s’occupent d’entretenir leur légende. En participant à des événements exhibition, tels que la Legend’s Cup, qui aura lieu les 17 et 18 novembre prochains dans le hall Louvexpo, à La Louvière.

Il y aura donc Noah, que depuis le temps on a pris pour habitude de voir un micro à la main. Les plus jeunes ne doivent d’ailleurs le connaître que comme chanteur. Saga Africa, Simon Papatara ont été autant de tubes que de points gagnants, dans sa déjà longue carrière musicale. Il est loin le temps des exploits sur la terre battue de Roland Garros.

Il y aura aussi Henri Leconte. Riton. Une finale incroyable contre Mats Wilander à Paris et puis sans cesse des espoirs. Beaucoup. Trop peut-être. Mais un charisme hors du commun et un humour percutant. Aussi percutant que ses coups de colère sur les courts et ses victoires en double avec son acolyte, Guy Forget. Cette paire-là reste invaincue en duo.

Guy, c’est le gentleman de la compèt. Gaucher, talentueux, il n’a pas eu de chance. En simple, c’est souvent en quart de finale qu’il termine ses tournois. A l’époque où les titres se partagent entre les ténors que sont Boris Becker, Pete Sampras, Ivanisevic ou Jim Courier, on peut considérer ça comme un exploit. Il se rattrape en Coupe Davis où il obtient trois victoires.

Le quatrième larron se nomme Mansour Bahrami. L’homme à la moustache. Celui dont on entendait parler et que l’on aimait regarder pour ses frasques à Roland Garros. Toujours là pour faire rire la galerie. En double. En simple. Paraît qu’il joue toutes les semaines. Aucune exhibition ne se fait sans qu’il tape la balle.

Tous les quatre seront donc à La Louvière, pour deux soirées programmées (samedi et dimanche) par Covadis, déjà responsable de la venue des Harlem Globe Trotters, en avril dernier. Il en coûte 30 euros par jour pour les voir. Pas donné, mais nettement moins indécent plus économique que le repas VIP (150 euros) ou la private area (9000 euros HTVA). On se consolera en apprenant que les clubs de tennis de l’entité ne seront pas oubliés en terme d’initiation par l’AFT (la journée du vendredi). C’est vrai que l’on compte pas moins de 1.500 pratiquants et 1.200 affiliés sur le territoire.

Fab.
Images :  Legend’s Cup

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