La plage, j’en veux encore

Encore une chouette journée pour La Louvière plage

Lundi 20 août. Nous ouvrons un oeil. Souvent, le droit brûle la politesse au gauche. Délicatement posé sur la revue que je lisais la veille – le catalogue Ikea si vous voulez tout savoir, celui-ci plane encore, à demi fermé, dans la pénombre. Il lui faut quelques minutes pour s’adapter à la lumière ambiante. Il fait magnifique dehors. Chic, encore une chouette journée pour La Louvière-Plage. Au petit déj : deux oranges, un citron, une tartine attendent sur le bord de la table. Quelques pages du journal feuilletées… Et hop ! à la douche. On embarque ensuite le T-shirt, le bermuda, les chaussettes basses, les baskets, les lunettes de soleil. Et en route vers la plage.

A moi l’apéro

Dans la voiture, un doute nous assaille, mais nous n’y prêtons guère attention. La place Maugrétout nous attend, fièrement recouverte de son sable fin où se glissent encore parfois quelques coquillages. À nous l’apéro. À nous, le farniente et le bronzage intégral, dans ce qui est devenu notre point de chute louviérois depuis le 3 août dernier.

Fini la plage. Crédit photo : Bruno Fischer

Mais à peine arrivé, il nous faut déchanter, la plage a disparu. Des hordes de camions, tels des éléphants mécaniques, aspirent de leurs trompes immenses le sable jeté comme un sablier retourné. Le voile ensablé que nous foulions encore la veille se dissipe tandis que la pierre bleue retrouve ses couleurs. Disparus les cris des enfants, confectionnant vainement leurs pâtés dans le sable sec. Envolés les mômes qui se balançaient sur les fatboys, ces gigantesques hamacs qu’ils prenaient pour des balançoires. Pfuit. Parties les chaises colorées qui rendaient ce lieu si convivial. Fermées les échoppes où l’on pouvait se délecter d’un mojito, d’une bière, d’un coca, d’une tranche de noix de coco, de pastèque fraîche ou d’un pain brochette aux épices. On ne pourra plus spritzer sous les tonnelles, au pied des palmiers, les doigts en éventail dans le sable mi-chaud, mi-doux.

La tête pétille, le spritz aussi

La Louvière Plage, c’est fini. Mais la tête repart avec quelques moments de pur bonheur entre amis. Au ras du sol, les bras ballants dans les transats. Au ras de la table, l’oeil torve, les bras remplis de verres et la panse de mojitos. La tête pétille, le spritz aussi. N’est-ce pas Michela ? Trois semaines que nous y passions presque chaque soir, pour y causer, inviter les potes, refaire le monde ou rire aux éclats. La plage en ville, on en redemande. On veut de la vie. Et tant pis s’il pleut un soir, on se serrera sous la tonnelle en regardant les gouttes s’éclater sur le toboggan.

Les souvenirs restent…

La plage en ville, c’est fini. Mais les souvenirs, on en a plein la tête. Et quand la plage reviendra, – car elle reviendra – on s’en fabriquera d’autres. Et on remerciera l’équipe de Céline de nous avoir offert ces moments-là. Car sous la plage, c’est le coeur d’une ville qui bat.

Texte et photos : Fab.

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